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Conseiller spécial, Ottawa
La quatrième révolution industrielle vient tout juste de commencer, stimulée par les progrès de l’intelligence artificielle et de l’automatisation ainsi que par la numérisation de notre quotidien, à un moment où les tensions et les risques géopolitiques sont importants.
Dans un article d’opinion publié récemment dans fDi Intelligence, Stephen Poloz, conseiller spécial d’Osler et ancien gouverneur de la Banque du Canada, mentionne que cette conjoncture n’est pas le fruit du hasard et que même si cela n’est pas toujours évident, elle est façonnée dans une large mesure par les innovations technologiques.
Stephen indique comment les trois premières révolutions industrielles, qui ont vu naître la machine à vapeur au milieu du XIXe siècle, l’électricité au début du XXe siècle, la puce informatique et la prolifération d’Internet à partir du milieu des années 1980, ont finalement profité à l’ensemble de la société, même si elles ont conduit, dans leurs premières années, à des économies en forme de K, caractérisées par une augmentation des inégalités de revenus au niveau national.
Les deux premières révolutions industrielles ont été accompagnées de deux guerres mondiales, de la Grande Dépression et d’autres bouleversements. La troisième révolution industrielle a été suivie d’une série de reprises économiques sans création d’emplois, d’une faible inflation et d’une envolée de l’endettement spéculatif qui a finalement abouti à une crise financière mondiale.
Selon Stephen, les personnes laissées pour compte et économiquement défavorisées peinent à s’adapter à cette nouvelle réalité et deviennent de plus en plus influentes, ce qui favorise la polarisation, les politiques populistes et une attention accrue portée aux questions nationales et aux politiques antimondialisation qui crée un vide au niveau du leadership international et favorise l’opportunisme géopolitique.
« On assiste aujourd’hui à une recrudescence des nationalismes, des conflits régionaux et des autres défis.
Nous entrons dans une nouvelle phase historique qui acceptera ou refusera que la présente révolution industrielle soit marquée par l’augmentation des inégalités, le populisme et les crises financières, comme celles qui l’ont précédées.
Si l’histoire se répète, nous devrions assister au cours des prochaines années à une tension croissante sur le marché du travail, même si les économies semblent solides, et à une augmentation des inégalités de revenus. Cette fois-ci, le stress technologique touchera une plus grande partie de la société, car l’intelligence artificielle perturbera les professions dans tous les domaines d’activité.
L’avenir peut emprunter divers chemins, mais aucun ne sera aisé. »
Vous pouvez lire l’intégralité de l’article d’opinion de Stephen, intitulé « History promises no return to calm from rising geopolitical risk » (L’histoire ne laisse présager aucune accalmie des risques géopolitiques), sur le site Web de fDi Intelligence.
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